L’injection de PRP, ou plasma riche en plaquettes, est un traitement injectable préparé à partir du sang du patient. Elle peut être discutée dans certaines douleurs tendineuses ou articulaires, mais elle n’est pas une solution universelle et ne garantit pas la guérison. Son intérêt dépend du diagnostic, de l’ancienneté des symptômes, des traitements déjà réalisés et de la stratégie globale de rééducation ou d’adaptation des contraintes.
Le PRP est obtenu après prélèvement sanguin puis centrifugation afin de concentrer une partie des plaquettes. L’injection vise à apporter localement des facteurs biologiques impliqués dans les mécanismes de cicatrisation et de modulation de l’inflammation.
En orthopédie, le PRP peut être discuté pour certaines tendinopathies ou douleurs articulaires. Il ne remplace pas l’examen clinique, l’imagerie pertinente ni la prise en charge mécanique du problème.
Les indications varient selon les pratiques et les données disponibles. Le PRP peut être évoqué dans certaines tendinopathies persistantes, douleurs du tendon d’Achille, douleurs de l’épaule ou situations articulaires sélectionnées.
Il doit être replacé dans un parcours : adaptation des activités, kinésithérapie et rééducation, correction des appuis ou du chaussage, puis réévaluation.
Le jour du geste, un prélèvement sanguin est réalisé. Le sang est préparé selon un protocole spécifique, puis le PRP est injecté dans la zone ciblée, parfois sous guidage échographique.
Après l’injection, une gêne locale transitoire est possible. Les consignes de repos relatif et de reprise varient selon la zone traitée. La reprise progressive, notamment sportive, doit être coordonnée avec la rééducation.
Le PRP peut contribuer à réduire une douleur ou à accompagner une récupération dans certaines indications. Les résultats sont variables et peuvent mettre du temps à apparaître. L’effet dépend du diagnostic, de la qualité du programme de rééducation, des contraintes maintenues et des caractéristiques du patient.
Il est important de définir un objectif réaliste avant le geste : diminuer une douleur, faciliter la reprise d’exercices, éviter une aggravation ou repousser une autre option thérapeutique selon les cas.
Le PRP ne corrige pas une déformation, ne répare pas automatiquement une rupture tendineuse importante et ne remplace pas une chirurgie lorsqu’une indication opératoire est clairement retenue. Il peut être peu efficace si les contraintes responsables persistent ou si le diagnostic n’est pas le bon.
Son coût, sa disponibilité, les protocoles utilisés et le remboursement éventuel doivent être clarifiés avant le geste.
L’infiltration vise souvent à réduire une inflammation ou une douleur avec un médicament injecté localement. Le PRP a un objectif biologique différent. Le choix dépend de la pathologie, du terrain, de la zone, des traitements déjà essayés et de la discussion médicale.
Une réévaluation est utile si la douleur ne s’améliore pas, si la reprise reste impossible ou si les symptômes s’aggravent. Elle permet de vérifier l’indication, l’imagerie et la stratégie de rééducation.
Il est préparé à partir du sang du patient, mais cela reste un geste médical qui doit avoir une indication, des précautions et un suivi.
Non. Les résultats varient selon la pathologie, l’ancienneté des symptômes, la qualité de la rééducation et les contraintes maintenues.
Une période d’adaptation est généralement nécessaire. La reprise dépend de la zone traitée et des consignes données.
Non. Il peut être une option dans certaines situations, mais il ne remplace pas une indication chirurgicale lorsque celle-ci est justifiée.